« Tu as fait quelque chose de très grave, mais je ne peux pas te dire quoi ».

Voici mon témoignage.

Pendant quatre années, entre 2012 et 2016, je me suis comportée comme une victime, dos plié. J’ai même imploré, dans mon infinie bêtise ou plutôt dans l’emprise où j’étais, mêlant sentiments de colère et de culpabilité, mes bourreaux de bien vouloir dire leur faute, de faire un simple démenti.

Aujourd’hui, je lève le front et je mets les mots, mes mots, sur les faits. Les faits contre la calomnie.

En 2012, une violente campagne de calomnie s’est abattue sur moi. La pire que l’on pouvait inventer sur une jeune femme qui avait adhéré à un parti pour défendre ses valeurs tout en s’émancipant via l’engagement, et en se présentant en plus comme une militante féministe. En deux ans de militantisme au Parti de Gauche, j’ai été élue au Conseil National (son Parlement), à la Commission de Résolution des Conflits par le Congrès de 2010, à la Coordination parisienne et au bureau de mon comité du 11ème arrondissement de Paris. J’accompagnais parfois Jean-Luc Mélenchon dans ses déplacements pour le filmer, aux frais du parti. Je répondais aux questionnaires que lui adressaient les associations féministes, à la demande de l’équipe de campagne de 2012. C’est d’ailleurs Jean-Luc Mélenchon lui-même qui m’avait fait adhérer après m’avoir repéré sur facebook et m’avoir envoyé plusieurs messages privés.

Je faisais tout cela avec plaisir et conviction, portée par notre slogan « N’attendez pas les consignes » et « Place au peuple », libérant nos énergies et notre inventivité pour que milles fleurs s’épanouissent et que l’imagination prenne le pouvoir.

En 2012, du jour au lendemain, beaucoup de camarades ne m’adresseront plus la parole, chuchoteront à mon passage. Comment ? Pourquoi ? Je ne comprendrai moi-même la genèse de tout cela qu’au fur et à mesure que les faits, d’abord incompréhensibles au moment où ils m’arrivaient, et que les témoignages s’accumuleront pendant les quatre années qui suivront. Je ne peux donc, pour bien les restituer, que vous les dire par ordre chronologique tels que je les ai vécus moi-même.

Le premier incident dont je me souvienne s’est déroulé le 18 mars 2012, après la Marche pour la VIe République. Ma tâche était de vendre des drapeaux le long de la manifestation. J’ai suivi mes camarades à une soirée où était notre candidat, me suis installée à une table vide, puis me suis levée en laissant ma veste sur la chaise avant d’y retourner. Une stagiaire de campagne, Marion Laporte, y étais assise, entourée d’autres membres de l’équipe de campagne. Je lui demanderai de se lever, elle me répondra que c’était impossible, sans explications. Je me suis éloignée sans comprendre.

Plus tard, cette anecdote ne cessera de revenir à mes oreilles dans les termes suivants : « Fatima voulait absolument être assise à côté du candidat et l’a mise en danger »… Jean-Luc Mélenchon n’avait même pas assisté à la scène.

Le 27 mars 2012, au meeting de Lille, une membre du Service d’Ordre, Fanfan Bacqué, me rapportera que JLM s’était enfermé dans sa loge en reprochant violemment à sa garde rapprochée de m’avoir laissé monter sur scène, à l’invitation de l’un des animateurs du meeting, car il trouvait que j’étais « trop poilue ». Je n’ai pu retrouver qu’une trace partielle de cette discussion, car elle a d’abord été orale. Mais dans cet échange facebook, je montre à Fanfan quelques photos du meeting et lui demande comment est-ce possible qu’on se soit plaint de mes poils qui ne sont que peu visibles.

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(En 2017, je recevrai un nouveau témoignage de Céline Marin, ancienne membre du parti, qui confirmera cet incident, vous le retrouverez tout en bas).

J’étais tellement désemparée que je suis rentrée avec Fanfan à Paris et que j’ai passé trois jours chez elle, à pleurer sans arrêt. Ce 28 mars, en me connectant sur facebook, je découvrirai que j’étais désormais bloquée du compte personnel de Jean-Luc Mélenchon. Je demanderai à Manuel Bompard et à Danielle Simonnet, membres de l’équipe de campagne et de la direction du parti, pourquoi, qu’est-ce qui se passait, protestant que c’était un traitement digne d’une ennemie politique et non d’une militante qui passait le plus clair de son temps à faire la campagne. Voici leurs réponses :

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Cela faisait aussi des semaines que je devais réaliser un clip de campagne à la demande du Front de Gauche féministe pour lequel j’avais déjà filmé les autres participantes, Martine Billard, Marie-George Buffet etc. Je me présenterai le 13 avril 2012 au QG de campagne et demanderai si je pouvais filmer Jean-Luc Mélenchon, disant une phrase. Après plus d’une heure d’attente vaine, une salariée, Helen Gilda-Duclos, m’enverra un texto me demandant si je pouvais aller à Marseille le soir-même pour voir si c’était possible d’arranger cela là-bas. J’avais à peine pris place dans le car qui devait nous emmener à la ville phocéenne que le conducteur vint me voir.

« Il y a eu un ordre d’en haut, tu dois t’asseoir devant, pas avec les autres ». Me dira-t-il d’un ton impassible.

Je demanderai plus tard à Manuel Bompard de bien vouloir garder trace de cet incident en interrogeant le conducteur, il me le confirmera.

Une fois arrivé-es sur la plage du Prado, on me confiera la tâche de demander aux automobilistes de ne pas passer par tel chemin pour ne pas bloquer le passage vers le meeting. Avec mon matériel de tournage plein les bras, j’enverrai quelques textos à Helen pour savoir si c’était toujours possible de filmer le candidat. Plus de réponses. J’apprendrai plus tard que pendant tout le meeting, Marion Laporte (la stagiaire) avait fait le tour du Service d’Ordre pour les informer que j’étais désormais interdite d’approcher le candidat.

Quelques jours plus tard aura lieu un simple collage d’affiches. Dans la voiture de Fanfan, un membre du Service d’Ordre lui demandera de baisser la vitre et me dira :

« On nous a dit des choses terribles sur toi, Fatima. Je n’ai pas le droit de te les répéter. Tu as mis le candidat en danger (…) Je ne peux pas t’en dire plus ».

Je l’ai supplié pendant un quart d’heure de me dire la vérité, en vain. Je suis donc restée à pleurer à chaudes larmes dans la voiture avec Fanfan, tandis que les autres collaient. Je demanderai plus tard à Fanfan de certifier cette scène, elle le fera par réponse de mail.

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Ce ne sont là que les épisodes que je peux restituer avec précision. Le reste, ce sont les personnes qui ne m’adressaient plus la parole, qui me lançaient des regards suspicieux ou goguenards, qui se moquaient de moi, sans que je ne puisse comprendre. Plusieurs fois, Jean-Luc Mélenchon saluera tout le monde sauf moi en traversant la pièce où on était. Une violence larvée que je ne peux étayer, sinon on vous demandant de me croire. J’ai finalement démissionné pour fuir toute cette campagne de harcèlement moral et ces scènes humiliantes. J’étais alors persuadée que cela avait à voir avec un conflit que j’avais eu avec Delphine Beauvois, la Secrétaire Nationale des Droits des Femmes qui voulait absolument cosigner mon livre, dont elle n’avait pas écrit un mot. La maison d’édition m’avait d’ailleurs donné gain de cause et le livre était sorti sous mon nom. J’avais démissionné une première fois du parti à cause de cela le 9 mars 2012, et quatre membres de la direction m’avaient aussitôt contacté pour me retenir, Danielle Simonnet, Manuel Bompard, Benoît Schneckenburger par téléphone, et la CoPrésidente du Parti, Martine Billard, via ce texto :

« J’ai été informée de ta décision de quitter le parti. Je prend ma part de responsabilité du fait de ne pas avoir encore organisé de réunion à ce sujet, mais ce nest pas juste que tu partes alors que tu n‘as pas de désaccord politique avec le parti. S’il te plait, suspend ta décision pour qu’on en sorte par le haut. »

Après ma démission, comme je n’avais pas de désaccord politique avec mes camarades, j’ai continué à militer en soutien au Front de Gauche en m’investissant à l’occasion des législatives et à la demande de membres de la direction, François Delapierre, Pascale Le Néouannic, les candidat-es aux législatives pour les français-es de l’étranger, puis à l’occasion des municipales en 2013, des européennes en 2014 et des régionales en 2015, toujours à leur sollicitation. Entretemps, j’ai cofondé l’association féministe les effronté-e-s.

Je pensais avoir mis un terme à ce déchainement en fuyant. Hélas, non.

Quelques semaines après ma démission, je me suis retrouvée en soirée avec des camarades dont l’un, Christophe Gauthier, venu d’Orléans, me rapportera pour la première fois qu’il avait entendu de la bouche de Marion Laporte que j’avais été interdite d’approcher le candidat à Marseille. J’écrirai aussitôt à cette dernière pour m’assurer de cette information, à quoi elle répondra qu’elle ne faisait qu’obéir aux ordres de Sophia Chikirou (compagne de JLM et alors responsable presse) et que je n’avais pas à en savoir plus, alors même que j’étais au premier chef concernée, que ces accusations abimaient mon honneur et que je n’avais jamais eu l’occasion de m’en défendre.

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J’écrirai le soir-même, ce 1er septembre 2012, au chef du Service d’Ordre, Benoît Schneckenburger, pour lui demander des explications. Celui-ci ne me répondra pas par écrit mais, quelques jours plus tard, à la fête de l’Huma 2012, m’affirmera que tout ce que m’avait dit Marion était faux.

Un mois plus tard, j’apprendrai également de la part d’une adhérente du parti, Julie Del Papa, que Marion avait été chargée d’enquêter pour savoir avec qui j’habitais, fait rapporté dans les termes les plus confus. Marion me confirmera plus tard, oralement, qu’elle avait bien reçue cette mission de la part de la Secrétaire Nationale aux Droits des Femmes, Delphine Beauvois.

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En octobre 2012, lors de la soirée d’anniversaire d’une Secrétaire Nationale du parti, Leila Chaibi, un autre membre du Service d’Ordre, Henri Gorgues, me parlera de façon bien plus crue de ce dont j’avais été accusé, mais toujours sans rien expliciter :

« Si tu savais les horreurs qu’on a dite sur toi. Ton nom était prononcé par rapport à la liste des personnes qui peuvent remettre en cause la sécurité de la campagne. »

Ce soir-là, Jean-Luc Mélenchon était présent. En partant, il passera à côté d’un camarade avec lequel je discutais, Michel Hernando, le saluera longuement sans me saluer ni me regarder.

Plus tard, lors du tournage d’un clip pour les féministes contre l’austérité, j’irai chez Leila Chaibi et j’apprendrai de sa bouche, pour la première fois, que j’avais été interdire d’approcher le candidat… car j’avais été accusée de l’avoir harcelé sexuellement.

J’étais effondrée.

En novembre 2012, lors d’un rassemblement où se trouvait Jean-Luc Mélenchon, un membre de son Service d’Ordre, Jean-Paul Renoux, appellera la camarade qui m’accompagnait, Catherine Dauriac, pour lui demander de ne pas me fréquenter car « Fatima a mis le candidat en danger », échange téléphonique qui a eu lieu à son insu en ma présence car cette camarade m’hébergeait, comme j’étais à la rue depuis des mois. J’écrirai alors à Jean-Luc Mélenchon et au chef du Service d’Ordre Benoît Schneckenburger en les implorant de m’expliquer ce qui se passait. Le chef du SO me répondra :

« Bonjour. Tu as adressé ce message à JLM et moi-même, tu comprendras que j’attendrai de pouvoir en discuter avec lui. Amicalement. »

Je n’aurai pas d’autres retours.

Les mois passeront. Je me consacrerai au développement de mon association dont les actions originales se multipliaient et nous donnaient de plus en plus d’audience au sein du mouvement féministe et auprès des médias. Je devais aussi m’occuper de ma propre survie car je n’avais alors aucune solution de logement avant d’être accueillie, en janvier 2013, dans un squat. J’essaierai de toutes mes forces d’oublier, de tourner la page, mais mes harceleurs ne me laisseront aucun répit.

En effet, des camarades du parti, séduit-es par le dynamisme des effronté-e-s, s’y investissaient en parallèle à leur engagement politique comme ici pour tenir tête aux Galeries Lafayette et à leur évènement sexiste :capture-decran-2017-02-04-a-13-50-21

Quelques jours plus tard, le 28 mai 2013, ces membres auront les bretelles remontées par Jean-Paul Renoux, pour avoir osé participer au rassemblement sous la bannière des effronté-e-s. Il écrira même à l’un d’eux cette tirade lunaire :

« J’ai été choqué de voir plusieurs camarades, dont des responsables et élus CN dont toi, en effet, sous la bannière effronté-e-s, ce que notre adversaire déclaré Libé s’est empressé de mettre en exergues ! »

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Quatre mois passeront encore.

Et puis un jour, en septembre 2013, après un long mutisme obstiné, je recevrai un sms de Jean-Luc Mélenchon me félicitant d’une action médiatisée des effronté-e-s, puis un autre m’invitant à dîner. J’irai en tremblant après m’être longuement entretenue avec une membre de la direction du parti, Danielle Simonnet, qui était alors ma confidente, persuadée qu’il allait me reprocher de l’avoir harcelé ou je ne sais quelle abracadabrantesque accusation.

Et là, retournement de situation ! Il me déclarera qu’il était célibataire, qu’il m’avait toujours trouvé « craquante » et me dira « Tu sais très bien qu’il s’est toujours passé quelque chose entre nous. »

Estomaquée, je lui rapporterai tout, que j’avais été accusée de l’avoir mis en danger, de l’avoir harcelé sexuellement, que j’avais été interdite de l’approcher. Il niera tout en bloc en écarquillant les yeux. J’étais tellement abasourdie que je lui ai même lu un texte que j’avais écrit pendant l’année qui venait de s’écouler afin de lui faire comprendre la violence des évènements :

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Il se dira très étonné de ma réaction, en affirmant que c’était évident pour lui que j’avais perçu pendant la campagne qu’il était intéressé par moi, qu’il avait même peur que cela se voit puisqu’il était alors en couple avec Sophia Chikirou. Je l’ai cru. Cela me semblait miraculeux d’être blanchie par le principal intéressé. Nous aurons une relation de trois mois, puis nous nous quitterons en bons termes.

Mais la calomnie ne cessait de revenir à mes oreilles, même deux ans après. Je commençais à comprendre quelle avait été sa genèse, tout en écartant, dans mon esprit, l’éventuelle responsabilité de Jean-Luc Mélenchon. Sa compagne, Sophia Chikirou, aurait inventé la fausse accusation et aurait chargé Marion Laporte de la transmettre à qui voulait l’entendre, d’où son interminable propagation. Un ancien membre de la direction du parti, Maël Goepfert, me racontera même que le téléphone arabe était allé jusqu’à inventer une histoire selon laquelle j’aurai eu une liaison avec JL Mélenchon pendant la campagne de 2012, et que j’avais menacé l’équipe de vendre des photos compromettantes aux journaux à scandale. Mais Jean-Luc m’assurait qu’il ne fallait accorder aucune crédibilité à tous ces racontars ni à Marion et qu’il s’était arrangé pour qu’elle cesse de prétendre sur les réseaux sociaux qu’elle était son assistante. Je l’implorerai au moins de faire un démenti quelconque, de trouver une solution, même sans nommer les coupables. En janvier 2014, il me répondra :

« Je comprends que ça compte pour toi. Je vais trouver une idée. »

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Fin mai 2014, JLM me redemandera de sortir avec lui. Cette seconde relation durera quatre mois dans une ambiance Kafkaïenne, car j’étais toujours accusée de l’avoir mis en danger, d’être interdite de l’approcher, que les témoignages s’accumulaient… mais lui ne voulait rien entendre et changeait de sujet dès qu’il était abordé. Nous nous séparerons en assez bons termes.

Début 2015, l’une de ses anciennes assistantes parlementaires, Céline Meneses, m’écrira qu’elle avait bien entendu parler de cette calomnie dans la bouche de Sophia :

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J’écrirai alors à Jean-Luc sur WhatsApp. Il me répondra que j’étais obsédée par des délires à propos de faits inexistants :

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Quelques semaines plus tard, un membre du Service d’Ordre, Victor Porcel, demandera à me voir et me confirmera que j’avais bien été interdite d’approcher JLM, que tout le monde avait reçu cette consigne, que c’était un secret de polichinelle dans le parti, qu’il en avait été informé par Marion Laporte puis par le responsable du Service d’Ordre à Marseille, Djordje Kuzmanovic. Ses mots étaient extrêmement violents et crus. Il me répétera les adjectifs qu’il avait entendu pour justifier la consigne : « incontrôlable » – « folle » – « nymphomane ». L’écœurement me saisissait d’autant plus que Jean-Luc Mélenchon avait été ma première relation, que toutes ces horreurs ne reflétaient en rien qui j’étais.

Je reparlerai à Jean-Luc sur WhatsApp et j’insisterai pour que soit faite la lumière sur les vraies responsabilités : Sophia et Marion avaient monté cela toutes seules de leur côté et convaincu le Service d’Ordre que c’était au nom du candidat. Après avoir nié l’existence des faits, acculé par mes traces écrites, il refusera de nouveau en considérant qu’il en serait victime et me demandera d’abandonner.

Je n’arrive plus à ouvrir mon ancien téléphone pour avoir l’interface WhatsApp mais j’ai pu récupérer le fichier .txt :

25 Mar à 13:20 – Fatima Benomar: Je veux que ça se sache que c’est Sophia, de façon isolée, qui a lancé cette consigne qu’elle n’était pas habilitée à faire car ct la responsable presse et média

25 Mar à 13:21 – Fatima Benomar: Et que Marion a colporté partout une fausse accusation, suite à ça

25 Mar à 13:31 – JL Mélenchon: Ah. Noble combat en effet dont je suis la seule victime. Laisses tomber. Ça ne sert a rien. I’ y a tant de choses positives a faire.

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Indignée, j’écrirai pour la première fois un mail à toute l’équipe de campagne afin d’être blanchie. Dans mon mail, transgressant l’interdit du secret et de l’intimité que m’avait commandé Jean-Luc, ce qui était extrêmement pénible et brutal pour moi, j’écrivais à la fin que je ne pouvais être coupable de ce dont on m’accusait, et que la meilleure preuve, c’est que Jean-Luc m’avait demandé de sortir avec lui et qu’on avait eu deux relations, APRÈS l’accusation.

Sophia me répondra de façon lapidaire, le 26 mars 2015, en ces termes :

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Trois jours plus tard, JLM m’enverra ce message via WhatsApp, m’accusant d’être responsable de la destruction de son couple, sans doute car Sophia, désabusée, l’avait aussitôt quitté.

28 Mar à 3:48 – JL Mélenchon: Grâce a tes mails et aux récits qu’ils contiennent tu viens de remporter une grande victoire: mon couple est détruit. Que ma douleur retombe sur ta tête.

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Quelques mois plus tard, à Marseille, chez une amie qui n’était même pas au parti, Sophia Hocini, je découvrirai qu’elle avait reçue un message de Marion lui demandant de se méfier de moi car j’avais été interdite d’approcher le candidat, entre autres calomnies (je n’ai jamais été virée du bureau d’Osez Le Féminisme, ni n’ai prétendu être au parti après l’avoir quitté, ni rien de ce qui m’y est reproché).

En revanche, l’interdiction d’approcher JLM était encore une fois mentionnée pour convaincre de mon infréquentabilité :

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Dernier événement dont je me souvienne, parmi je ne sais combien d’autres, car en vérité ce que je relate ici n’est que le compte-rendu des incidents qui peuvent se mettre en mots ou s’étayer d’une quelconque façon, faisant l’impasse sur tout ce qui les a enrobé de regards dégradants, d’insultes, de sous-entendus. Lors d’une manifestation contre la loi Macron, en 2015, au cortège unitaire du Front de Gauche, une membre du Service d’Ordre, Patricia Caille, viendra me voir choquée et me rapportera devant témoins que Jean-Paul Renoux s’était écrié en me voyant : « Ce n’est pas une camarade ! »

Quand je dis que tous ces incidents se passaient au milieu d’autres, plus furtifs, en voici un exemple : un échange lunaire avec un twittos que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam et qui me fera des sous-entendus :

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L’année dernière, en juin 2016, après quatre années d’un stoïcisme dont je me heurtais aux limites, j’ai craqué. J’ai essayé de me défendre sur facebook sans divulguer ces traces écrites, avant de subir une avalanche d’insultes de la part des militant-es des insoumis, membres du mouvement de soutien à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017, qui me traiteront, à qui mieux mieux, d’affabulatrice à la solde de partis concurrents, de vengeresse, de « salope » et de qualificatifs tous aussi salissants les uns que les autres. Suite à quoi, le camarade d’Orléans dont j’ai déjà parlé, Christophe Gauthier, me rédigera un témoignage écrit dont vous pouvez trouver la retranscription tout en bas.

J’apprendrai aussi que, loin d’avoir désavoué ou blacklisté Marion Laporte comme il me l’avait dit, Jean-Luc continuait au contraire à lui donner des missions pour attaquer d’autres militants, ici le membre de la France Insoumise Sébastien Roussette auquel elle demande par tchat facebook de retirer une pétition en ligne en le menaçant en ces termes, « je serai redoutable » et en exhibant un échange privé avec JLM sur WhatsApp pour l’intimider :

Marion Laporte

En juin 2016, la fille de Jean-Luc, Maryline, me demandera de l’appeler et m’informera qu’elle avait entendue que j’avais été interdite d’approcher JLM en 2012, décision prise selon elle lors d’une réunion de l’équipe de communication (elle reviendra plus tard sur ce détail et me dira que ce n’était pas une réunion) parce qu’on estimait que je m’habillais de façon trop provocante. C’est en tous cas ce qu’elle dit avoir entendu « en queue de comète » pour reprendre son expression.

Je tomberai plus tard, le 17 mars 2017, sur ce portrait de Sophia Chikirou brossé par Libération, avec ce témoignage si éclairant d’un « proche de Jean-Luc Mélenchon » qui ne se dénonce pas :

Sophia Chikirou, 37 ans, ne laisse pas grand-monde indifférent. Elle clive. Elle le sait. «Elle dit tout haut ce qu’elle pense et elle sait prendre des décisions. Sophia n’a pas peur d’avoir des ennemis. Elle fait ça pour protéger Jean-Luc qui a totalement confiance en elle. Il sait qu’elle ne le trahira jamais», souffle un proche du candidat. Il ajoute : «Si elle décide, ou s’aperçoit, qu’une personne peut être néfaste pour Mélenchon, elle l’écarte très vite et sans gêne.»

Mais moi, qui jusqu’alors était intégrée dans le parti, sollicitée par l’équipe de campagne et par le candidat lui-même, même après ma démission par les membres de la direction pour faire leurs campagnes, en quoi étais-je néfaste ? Règne de l’arbitraire imposé par celle qui avait un statut symbolique de Première Dame.

Le 2 mai 2017, une ancienne membre du Parti, Céline Marin, me confiera par écrit que la consigne avait bien été donnée par Sophia Chikirou et Marion Laporte, selon elle, et que les militant-es avaient obéi car elle était appuyée de rumeurs sexistes sur ma réputation :

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(…)

5

(…)

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(…)

9

Par téléphone, elle ajoutera que le fameux chauffeur de car qui devait nous emmener à Marseille avait été très embarrassé par cette consigne, et qu’il avait eu beaucoup de peine à me le dire. Il a été mis dans une situation anormale et violente de devoir maltraiter une camarade, mais il ne pouvait contester l’ordre de la compagne de JL Mélenchon.


Lors de tous ces épisodes, il m’a toujours été impossible de me défendre.

J’ai essayé, je me suis débattue dans la boue jusqu’au cou, en vain.

Me voilà arrivée au jour où je sens bien que ce qui me rongeait l’esprit arrive à mon corps. Je me suis retrouvée, depuis décembre 2016, moi qui ne tombe jamais malade, envahie d’eczéma, de grippe et de maux aussi bien physiques que moraux. J’ai décidé de tout récapituler ici, car je vois bien que sans relater de façon chronologique et appuyée de traces écrites le déroulé de ce qui m’est arrivé, rien de ce que je dirai n’aura de la valeur.

Calomniez, il en restera toujours quelque chose, dit Bazile dans « Le barbier de Séville » de Beaumarchais.

Je suis consciente d’enfreindre la loi en publiant des échanges privés et de fâcher celles et ceux qu’ils concernent. Mais j’estime à présent que rien de ce qui peut m’arriver ne saurait être pire que ce que je vis et ressens. Alors advienne que pourra. Ce n’est, de leur part, ni plus digne ni moins sale comme procédé, que cet homme puissant, armé de fusibles, caché derrière les intermédiaires, ait fait circuler une calomnie et des fausses accusations infamantes dont les conséquences sont réelles et me frappent si rudement. A-t-il enfreint la loi ? Je ne saurai le dire. La loi lui interdit de m’accuser faussement. Mais le lâche ne l’a jamais fait publiquement ni devant moi. Dans les faits, les décisions ont été prises de telle sorte que la calomnie puisse se répandre de façon extrêmement large avec le sceau officialisant de la « consigne » venant d’en haut comme argument d’autorité, par le truchement d’intermédiaires crédibles dont on ne saurait douter de la probité. Qui oserait dire que le Service d’Ordre d’un candidat à la présidentielle, que sa compagne et qu’une stagiaire de campagne, qui assume par écrit qu’elle ne faisait qu’obéir aux ordre de sa hiérarchie, ont pu inventer tout cela par pure bassesse, si même le candidat, le principal intéressé, ne le dément pas ?

C’est là que je me débats depuis cinq ans.

Aujourd’hui, j’ose l’écrire et le retracer pour maintenir ma demande de réhabilitation, celle de la Vérité, même si je sais que je n’aurai pas d’autres réactions de leur part que l’indifférence et les moqueries de la Cour des grands. Mon mépris à leur égard, comme à celui de toutes celles et ceux, témoins directs qui ont décidé de ne rien dire pour rester dans cette Cour, me guérit partiellement de mon abattement et de mon écœurement au vu d’un tel spectacle de lâchetés.

À celles et ceux qui devant moi ont plaidé la prescription, je leur affirme ici que dans un an, dans dix ans, dans vingt ans, je ne leur pardonnerai ni n’accepterai de leur serrer la main.

Mais savant tout, je remercie mes ami-es qui m’ont accompagné dans cette épreuve, qui m’ont maintenu parfois malgré moi les narines hors de l’eau, et surtout qui m’ont cru.



Le témoignage de Gauthier Christophe que j’ai par écrit :

Je soussigné Christophe Gauthier déclare sur l’honneur témoigner des faits suivants :

Je confirme que Fatima Benomar fut bien victime d’une campagne d’acharnement contre sa personne, pendant la campagne présidentielle de 2012 dans le staff de Jean Luc Mélenchon.

Je confirme les qualificatifs sur sa vie sexuelle d’ « objet sexuel », de « fille facile », de « groupie voulant coucher avec JLM ». J’ai souvenir que toute cette campagne était propulsée par Marion laporte et Sophia Chikirou, la première paraissant souvent obsédée par ce dénigrement qu’elle portait auprès du maximum de personnes pour toujours plus isoler Fatima.

L’accusation de harcèlement sexuel par Fatima sur JLM m’a été maintes et maintes fois dite à peine étais-je arrivé dans le QG de campagne, un membre du SO du PG (je fais le choix de ne pas le nommer) se mettant même en colère à la sortie d’une réunion de SO après un acharnement qu’il qualifiait de « grotesque », consigne étant donnée de l’isoler de JLM et d’éviter de la faire approcher le candidat. Marion Laporte racontait même, entre autres calomnies, que Fatima, après la marche de la VIème République, aurait piqué une crise de nerfs dans un diner au restaurant se déroulant avec JLM et son staff, où elle aurait été jalouse de ne pouvoir s’asseoir à côté de JLM sur ordre de ce dernier, Marion laporte se trouvant à la place la plus proche de JLM où Fatima aurait voulu s’asseoir. Il était aussi commun de dénigrer Fatima auprès d’un maximum de personnes pour isoler celle-ci et lui faire comprendre qu’elle avait beaucoup de personnes contre elle afin de restreindre sa liberté de parole. Il fut même affirmé que j’aurai écrit un courrier pour charger celle-ci, ce que je démens formellement.

Lors d’une soirée avec Marion laporte en Septembre 2012, celle-ci m’affirma très fièrement avoir écarté Fatima lors d’un trajet en car jusque Marseille pendant la campagne, avec Delphine Beauvois, fière de son influence par le biais de Sophia Chikirou avec laquelle elle était très amie et son statut « privilégié » auprès de JLM, celle-ci travaillant gratuitement pour lui.

Je précise avoir contacté Fatima de mon propre fait, spontanément, après avoir lu son mail envoyé début 2015, au risque très probable d’être violemment calomnié après ce témoignage.

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36 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. C’est peut être illégal, mais là, la loi protège les agresseurs, qui, suivis de tous leurs sbires et groupies qui prennent par à ce harcèlement sans jamais avoir accès à l’autre version des faits. Merci Fatima de t’être livrée. Merci pour ton courage et ta force. Je n’ai jamais aimé JLM, je m’en suis toujours méfiée, et je déplore que tant de gens ne voient pas ce que j’ai vu chez lui. Bon courage et tu as tout mon soutien.

  2. jean-pierre DUPUY dit :

    je ne sais que dire Fatima … je ne peux que te souhaiter beaucoup beaucoup de courage et de puiser dans cette adversité encore plus de forces pour continuer le combat ! Vu loin du microcosme parisien tout cela parait bien bas … Je te renouvelle tout mon soutien dans le combat féministe et mon soutien tout court envers la personne que tu es ! JP

  3. Kay dit :

    Electrochoquée par cet édifiant et héroïque témoignage.. De tout coeur avec vous, tenez bon!

  4. Dave dit :

    Les gens croient vraiment tout ce qu’ils lisent sur internet ? Comme par hasard en pleine campagne ? Mouai ! ça sent la grosse pub pour Le Pen / Macron tout ça.

    1. K. dit :

      Une pub pour Macron par une féministe bien de gauche non libéral… Mais bien sur…

      1. Skurt dit :

        Tu peux croire ou non, ce que je vais te dire,
        mon papa a travaillé a la Mairie de Bobigny (au service du CCAS) pendant plus de 22 ans. Il a été également membre du partie pendant presque autant de temps (cad 18 ans je crois). Il a connu de très près, les hauts du partie, lui meme ayant été une figure du partie, dans un des bastions du Partie Communisme Francais, BOBIGNY, aujourd’hui UDI, depuis 4 ans.

        (Ma maman a toujours ete de droite. Tu penses bien qu’a la maison, ca valdinguait le soir a table.)

        Mon pere a été, comme cette jeune femme ici, en ‘mission’ des weed-end durant.
        Le telephone sonnait, vendredi soir, 21h.
        George Marchais: « Oui Allo, Didier? »
        « C’est Gorge, les collèges se font tapper dessus (je ne sais ou), il faut que tu descendes, que t’aille les aider! »

        Ca, des années durant.

        Au final, mon pere a quitté le PC, ma mere m’a raconté le jour ou les « camarades » comme ils aiment dire, sont venu toquer a la porte pour raisonner mon pere et le faire changer d’avis (ca a mal fini pour les mecs qui sont venus apparmeent). Le partie l’avait planté.
        Il etait tombé gravement malade, hepatite C, il pouvait plus se deplacer, etre activiste comme pendant sa jeunesse. Ils l’ont délaissé.
        Je te raconte ici, des histoires de gens qui ont vecu avec Bernard Birsinger, si jamais il faut plus de credibilité a mon recit, Bernard Birsinger qui etait d’ailleurs assez proche avec mon papa (son fils s’appelle comme moi:)

        De ce que je lis la, rien ne m’etonne ou ne me choque. Pour ma part, j’ai eu l’impression de revivre une histoire tordu que j’ai entendu a table y’a plus de 10ans, alors que je jouais encore a counter dans mon salon et que je me branlais pas encore.
        j’ai eu une petite madeleine de proust a moi.

        Il faut etre fou pour pas comprendre que c’est tous des fdp, eux comme les autres, fou.

      2. Serge Pitter dit :

        @K n’a aucun courage comme toute la vermine extrêmiste qu’elle soit rouge (Mélenchon/Poutout/Arthaud) ou brune (LePen/Fillon/Asselineau/Cheminade/DupontAignan).

    2. Morki dit :

      @Dave
      Tu sais, on peut témoigner contre quelqu’un et la cour qui l’entoure sans que ce soit pour faire le jeu de ses opposants… Surtout quand le cercle contre lequel on témoigne est de notre bord idéologique.

      Au cas où tu n’aurais pas remarqué, les élections sont d’ENORMES catalyseurs, et ce genre de foutoir d’échos entremêlés peut être, d’un point de vue perso, TRES compliqué à démer quand les pièces t’arrivent au compte-goutte dans le désordre.

    3. Julien Grimal dit :

      C’est marrant Tatiana Ventôse aussi a pas mal de griefs avec le PG et « janluck »…
      Elle aussi doit rouler pour Lepen et Macron en leur crachant dessus a chaque éditorial non ?

      Connaissez vous le syndrome d’hubris ? Car en quelque lignes vous nous prouvez que vous en souffrez par procuration.

    4. Serge Pitter dit :

      Dave, vous avez certainement dû sécher les cours de philosophie en terminale: votre sottise n’a d’égale que votre haine crasse.

  5. Damien dit :

    Que de bassesses de la part de gens se proclamant progressistes et humanistes. J’avais déjà des doutes quant à la prétendue bienveillance de JLM et de son parti…

    Je vous apporte tout mon soutien, aussi maigre soit-il, par ces mots. Vous méritez d’être entendue et d’être reconnue innocente de tout ce merdier. Je ne vous connais pas du tout mais j’ai la rage !

  6. licioula dit :

    Depuis que j’ai lu ce témoignage, ça tourne dans ma tête… Je le trouve passionnant, et presque un cas d’école… Il y a là de quoi comprendre ce que peut être une orga politique, ce qu’elle peut générer, comment une forme de totalitarisme n’est pas loin de la plus belle des orgas…
    Comment la question de la démocratie interne doit rester la question centrale des orgas…
    Pour une personne qui a le courage de parler, combien se taisent et désertent bléssé-e-s le champ des luttes…
    Merci encore pour ce travil et je suis assez étonné que ce texte n’a pas été plus que ça relayé, parce qu’il devrait poser question à pas mal de monde… Tu l’as cité sur Facebook dans un débat avec LL et personne ne l’a relevé, trop occupés qu’ils étaient à faire des pronostics dignes de turfistes…
    D’une certaine façon tu fais oeuvre ici, d’éducation populaire.. la vraie.. Merci pour tout

  7. MHG dit :

    Simple citoyen et sympathisan des insoumis, j’ai lu votre témoignage et je le trouve trés sincère. Visiblement, la bienveillance n’est pas une qualité première chez certains « camarades » et certaines groupies ont les dents bien trop longues. Je le déplore, mais la méchanceté se paie toujours à la fin, la conscience de l’homme est ainsi faite. Soyons patients.

  8. Tinu dit :

    Je vous souhaite bon courage dans cette épreuve.

    Un camrade.

  9. Biclou dit :

    Publier ce genre de choses durant la campagne présidentielle fais perdre de son intérêt plein de sincérité que vous auriez pu prôner.

  10. Tristan dit :

    Bonjour.
    Je vous crois.

    C’est franchement dégueulasse. La marion et la sophie ont l’air de vraies garces. Et que dire d’un homme qui ne voit pas de problème à être entouré par des gens aussi méchants, aussi peu sincères, avec aussi peu d’âme…et aussi peu jeune et entouré d’autant de charmantes jeunes femmes et intrigantes..? Une belle bande de sociopathes et de vicelards.

    Je ne voterais donc pas Mélenchon.

    Pays de merde.

  11. Favier dit :

    Bravo d’être toujours debout, même si tu dois avoir une envie, bien légitime de te coucher parfois.
    Juste pour que ça s’arrête.
    J’ai 48 ans.
    Je m’appelle Virginie.
    J’ai été élue de gauche, très à gauche.
    Je n’ai jamais vécu ce que tu vis mais j’en ai vécu d’autres histoires.
    J’ai « connu » JLM.
    J’ai entendu ton histoire.
    Je n’y ai jamais cru.
    J’aurai pu après tout… pourquoi pas.
    Peut-être parce que des prédateurs sexuelle, enfin me les font dépister à 1km.
    Peut être parce que j’ai toujours eu, une profondeur et instinctive aversion pour cet homme opportuniste que j’ai vu et entendu être prêt à toutes les compromissions, même les plus infâmes pour assouvir son culte de la personnalité et qu’il ne souffre d’aucune forme d’insoumission à sa personne, surtout de la part d’une Femme.
    La lecture de tes mots/maux m’a bouleversé.
    Car derrière la craie des blessures on sent l’amour. L’amour profond.
    L’amour desintéressé.
    Victime d’autres calomnies que je cherche même pas à démonter, ce fut pour moi, pour des raisons inverses.
    Celle de ne pas avoir voulu être là femme d’un lit.
    Tu as raison, milles raisons d’écrire si ces mots te libèrent.
    Mais n’attends jamais que quiquonque, aujourd’hui ou dans 10 ans, même avec l’apport de milles témoignages te rehabilitant un jour dans ces instances.
    Seul ce que toi tu sais est et sera ta rédemption.
    Il y a une chose sur laquelle tu te trompes : ils ne sont pas là Cour des grands. Ils sont ceux des petits. Pas des fourmis, elles ont une conscience, une empathie et une conscience que lui et son entourage n’auront jamais.
    Eux, ils sont des mères, nul autre mot ne convient. Il n’est pas propre car toutes et tous autant qu’ils sont ne sont pas propres et ne le seront jamais.
    Encore une chose, tu es une Grande Femme.
    Je te serre très fort contre mon coeur.
    Je suis « retirée  » de la chose publique et survit de mon Allocation Adulte Handicapée alors que j’aurai du, selon des plans bien huilés être Maire aujourd’hui.
    Et si le coeur t’en dit, je serai ravie d’être ton amie Fatigant.
    Très affectueusement
    Virginie Favier

  12. cyrille meyer dit :

    je ne sais quoi penser de ce post à ce moment sur ce média…. j’ai tout mon soutien à fatima; mais j’histoire me semble tronquée et gfaite avec certains messages tronqués. je suis persuadé qu’elle est une victime, mais je ne suis pas sur des boucs emissaires quelle pointe (non sans raison).
    a mon sens il s’agit d’une histoire personnelle (dont on ne connaitra que quelques détails) qui n’aurait pas du intervenir sur l’implication politique de fatima.

    cela n’explique pas pourquoi ce media que je pensais gauchiste souhaite lacher cee affaire qui ne nuit en rien au programme de ce candidat?
    (je ne comprend meme pas si il est clairement dénoncé).

    encore une fois je e remet pa sce témoignage en question ni meme sa victime ou sa bonne foi! j’y vois juste une anomalie liée peut etre a une ligne éditoriale que je n’avais pas vu changer.

    (je ne critique personne, mais que fatima ne trouve a s’exprimer qu’ici, aec des citation aussi clairement tronquées(je en parle pas des textes censurés au marqueurs mais des textos clairement tronqués)… je ne comprend pas.

  13. Franck Gauthier dit :

    Circonspect devant ce témoignage qui exprime cliniquement les déviances si nauséeuses et stupides des entourages des vedettes. Et, évidemment, cette espèce d’auto-complaisance dans la démagogie la plus obscène lorsqu’on est soi-même totalement incapable de bienveillance envers ceux qui nous sont proches renvoie à un vécu délicat. Mon vieux Jean-Luc, ta sortie suinte et pue l’hypocrisie, la manipulation. Car si Fatima n’est pas consciente de son transfert, tu dois l’être de ton absence de sex appeal ou alors tu es la victime d’un colossal déni… En tous cas, si tu n’arrives pas à prendre tes responsabilités sur cet escabeau comment envisages tu de les prendre à échelle nationale? Bref, je te salue vieux camarade, qu’on trousse des bonnes, des putes, des arabes nous ne sommes que de vieux cochons.

  14. Lila Salmi dit :

    Merci pour ce témoignage, j’ai toujours été convaincue de la fausseté et de l’hypocrisie de JLM, mes doutes sont à présents confirmés… incroyable comme le sexisme, le slut shaming, la calomnie et le mépris à l’encontre des femmes peuvent être aussi virulent au sein d’un parti qui se dit profondément égalitariste et féministe.. Courage à vous, je vous soutiens de tout coeur, et vous avez toute mon estime.

  15. synsei dit :

    Mais… Ils ont un comportement de mafia fasciste ! Je redoutais déjà une présidence Mélenchon pour ses accointances avec la secte anthroposophique, mais là, je plains mes contacts facebook (surtout des amis IRL) que je vois militer pour lui.

  16. isabelle dit :

    Je vous crois Madame, je voudrais vous dire combien certaines femmes se conduisent salement, sachant parfaitement qu’elles flattent ce qu’il faut chez leur idole pour être protégées des conséquences de leur méfaits. Il y a des hommes qui ne rentrent jamais dans un conflit de femmes, encore moins quand ils sont secrètement honorés d’être le centre de ce conflit /
    ou ayant bien trop peur d’avouer à une femme sentant dans le regard de son compagnon le désir d’une autre /
    ou alors ne voulant pas être conscient d’eux même ils rabattent cela à des fadaises de bonnes femmes dont ils ne veulent rien avoir à faire…ou presque quand il s’agit de bénéfices secondaires que l’on se cache même à soi-même…enfin jusqu’à quand?
    Cela dépasse, je pense le cadre d’un parti, c’est purement humain, salement humain et face à de telles abjections concernant sa propre image, ce qui fut donc votre cas, je ne saurais que trop vous conseiller, si je le puis, de vous écarter de ces gens là, qui, s’ils n ‘ont rien compris ou ne veulent comprendre à votre blessure, ne méritent pas votre estime. A vous désormais de repérer avec vos expériences ceux avec qui vous pouvez construire la confiance qui cimente les plus vraies et durables amitiés. A vous désormais de vous protéger vous même, ne confiez à personne une telle tache.
    Bien à vous
    Isabelle

    1. Pauline dit :

      @Isabelle : c’est fou, vous parlez comme Jean-Luc Mélenchon. Vous avez ses expressions, ses tournures de phrases… De plus, difficile de croire qu’une femme ait pu écrire « je voudrais vous dire combien certaines femmes se conduisent salement », car une femme sait à quel point peu d’entre nous se conduisent réellement salement et que ce sont les hommes qui aiment voir les choses ainsi… Isabelle, non ce ne peut être une Isabelle qui a écrit de telles lignes…

      Fatima : courage. Il m’est arrivé des choses assez similaires mais avec des retombées moins importantes. Je vous comprends, ce n’est pas vous le problème, ce n’est pas votre faute.

  17. Solola dit :

    J’avais juste envie de vous dire que j’admire votre force Madame ! Votre histoire m’a touchée
    Respect et courage !

    1. Lau dit :

      Bonsoir,

      Isabelle la digne, la catholique d’Espagne, serait-ce une référence patrimoniale -patronymique ?
      Connaissez vous, Pauline, ce ‘Monsieur’ en de mêmes circonstances ?( Cela en serait triste)

      A analyser, il est vrai que le propos est grave, lourd de sens.

      Je lis et me demande pourquoi insignifiants que nous sommes laissons certains sans prétention aucune jouer de vies et de sentiments ainsi ?
      Que d ego, si peu d empathie.

      Si, moi j ai vomi !

      …Honte et peur à ceux qui pensent nous cotoyer encore quelques décennies.

      Madame, Fatima,
      Il s’agirait alors que d’esbroufes pour une coucherie, funeste individu qui se sert d’un parti.
      J’admire l’utopiste engagement et pleure la candeur de l oubli.

      Courage.

  18. Farida Chemmakh dit :

    J’ai été bouleversée en lisant votre histoire. Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de courage et que Dieu vous protège! Farida

  19. Sarah dit :

    J’espère de tout coeur que tu te sens mieux à présent, va de l’avant et n’oublie pas (si toutefois tu es croyante) que dieu lui vois tout . il y’a justice à tout, courage ma belle.

  20. Luc dit :

    Wahh,
    c’est le premier message de ce genre que j’envoie de ma vie, mais tout mon soutien pour toi, tu le mérites. Quelle horreur
    Je comptais voter mélenchon par dépit, mais la, non, c’est pas possible de voter pour une structure aussi pourrie que ça
    Bonne chance
    Luc

  21. Sabine dit :

    Je crois votre sincérité. Je crois aussi non pas à un complot mais à une chaîne haineuse car taiseuse et donc de harcèlement. Mais bazar, bazar pourquoi y’a toujours ces histoires de coeur…
    Au delà des partis, des engagements y’a ce putain d’humain corruptible, par le coeur… Corrupteur par désir.
    C’est chiant.
    Ça finit toujours de la même façon.

    Vous faites tous-toutes chier.

    Comment vous réhabiliter ? Par qui ? Qu’est ce qui, après cet acte, rétablirait la vérité et votre honneur.
    Rien… Jamais rien. Le mal est fait.

    Ça ne les empêche pas de vous contacter pour que vous puissiez discuter et passer à autre chose.

  22. Sara dit :

    Waw !
    Juste quelle force… Une force que nombre des personnes accusées dans ce texte n’auront jamais. Je vois juste de la faiblesse chez eux, de la peur. Ils ont oublié en chemin de se battre pour ce qui est juste, pour leurs valeurs. Ils ont oublié de défendre l’être humain dans sa détresse. Ils ont été happés par le bling bling, la jalousie et la convoitise. 1000x courage. Je suis scotchée par ce courage et par ce texte. On est des milliers dans nos cœurs et dans nos âmes à être avec toi. Et on continuera à être là et à se battre contre toute cette merde. Que la colère et cette expérience mais aussi l’amour et la volonté de justice soient un moteur pour toi, pour te lever le matin. Ils ont plus peur de toi que tu n’as peur d’eux. N’oublies jamais ça. Et surtout ne t’arrêtes jamais, fonce et ne t’arrête pas. C’est tout ce que je te souhaite.

  23. Brilloit Bruno dit :

    Bonjour,
    Au-delà du fait que je trouve tout cela bien navrant au sein d’un partie politique, je trouve cela humainement bien dégradant et il reste dès lors pas mal de chemin pour que les femmes aient leur place dans notre belle société.
    Avant lecture de ce témoignage, je ne vous connaissais pas et n’ai eu vent de vous que via la pétition que vous venez de mettre en ligne sur change.org ; « ils ont éclaté de rire »
    Voulant savoir qui était l’auteur de cette pétition je suis tombé sur vos démêlés avec JML et en fait avec le PG.
    Je vous trouve un sacret courage car enfin il en faut pour se jeter ainsi nue dans l’arène et y affronter ses détracteurs aux bourses bien molles et détractrices qui, plus préoccupées par leur image et leur position qu’elles occupent, croient occuper auprès des grands maitres, sont bien loin de faire briller la cause féminine dans ce grand merdier que sont les relations hommes femmes, qui plus est au plus haut niveau dans la représentativité citoyenne…
    Vous avez eu des relations avec JLM ! Et alors ! Vous faites ce que vous voulez de votre personne.
    Personnellement, là ou la conspiration des un-es et la lâcheté des autres la met en disgrace, seule contre toutes et tous, j’ai un profond respect pour cette personne qui, au risque de tout perdre, sait se dresser pour faire éclater la vérité. Mais rassurez-vous, vous ne perdez rien bien au contraire ; votre dignité, personne ne peut vous la prendre, vous la gardez.
    Vous avez eu un courage que peu ont ; mettre en pleine lumière de bien noirs agissements.
    La médiocrité n’aime pas la clarté.
    Respect.

  24. Comme tout cela est triste et révoltant! Toute ma sympathie, Fatima…

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