Le 30 septembre, venez devant !

Les femmes vont ouvrir la manifestation contre le TSCG, et pour cause !

Le Collectif unitaire pour une Europe Solidaire et contre le Traité d’austérité vient de prendre une décision très importante, celle de faire en sorte que le cortège des femmes en lutte défile en premier, juste derrière le carré de tête.

Cette décision ne doit rien au hasard : les femmes sont les premières victimes des politiques d’austérité que nous prépare le TSCG, le nouveau Pacte budgétaire (voir ICI l’Appel des féministes), déjà mises en œuvres dans quelques pays européens sans pour autant les sortir de la crise. Cette catégorie de la population, qui n’a eu accès au droit fondamental de la citoyenneté qu’en 1944 en France, voit continuellement ses droits exposés à de nouvelles régressions.

La menace est encore plus agressive en temps de crise, que ce soit sur le plan idéologique avec la montée des idéologies conservatrices qui remettent en cause le droit à l’avortement ou l’accès des femmes à l’emploi, mais aussi en rendant ces droits difficilement applicables.

Difficilement applicables ?

Si les chantres traditionnels du Patriarcat attaquent frontalement le droit à l’avortement ou à l’autonomie financière des femmes, les politiques d’austérité sont un peu plus subtiles dans leurs discours et tout aussi dangereuses dans leurs effets :

Il n’y a pas de politiques favorables aux droits des femmes compatibles avec la rigueur. Pour ne prendre que des exemples récents de mobilisations :

  • 2009 : Les féministes se sont battues pour obtenir une Loi contre les violences faites aux femmes. Non seulement la Loi a été très édulcorée par rapport à la proposition de Loi cadre initiale, mais elle est très peu opérante vu les maigres moyens qui lui sont octroyés.
  • 2010 : Une grande manifestation pour le droit à l’avortement a dénoncé la restructuration de l’hôpital public pour faire des économies budgétaires. Plus de 180 centres d’IVG en fermé en 10 ans, ce qui rend le droit à l’avortement de moins en moins applicable.
  • 2011 : Fermeture du dernier centre d’hébergement parisien qui accueillait les femmes.

En 2010, lors du mouvement contre la réforme des retraites, les associations féministes se sont également mobilisées en organisant des points fixes dans toutes les manifestations. Les carrières des femmes étant marquées par les inégalités salariales, le temps partiel ou encore la difficulté à monter dans la hiérarchie des entreprises, on se retrouve en moyenne avec un écart de pension de 38% entre celles des femmes et des hommes. De fait, l’allongement de la durée de cotisation aggrave la difficulté qu’elles ont à avoir des pensions correctes.

Mais encore ?

L’austérité, ce sont des coupes budgétaires qui concernent :

  • L’hôpital public, les maternités et les Centres d’IVG qui vont avec.
  • Les services publics dont celui de la petite enfance et de la dépendance : moins de crèches et de structures d’accueil pour les personnes âgées incite les femmes à affronter la double journée ou le chômage forcé pour s’occuper des enfants et des personnes dépendantes.
  • La fonction publique : la majorité des fonctionnaires sont des femmes, qui sont donc moins bien payées. Les effectifs diminuent également avec le non-remplacement d’un-e fonctionnaire sur deux lors des départs en retraite.
  • La protection sociale : baisse de plusieurs prestations comme l’allocation maternité, les aides aux familles, les montants et les durées d’indemnisation du chômage.
  • Les budgets spécifiquement alloués aux droits des femmes : les ministères dédiés se retrouvent sans le sou.
  • Les salaires avec de très timides voire symboliques hausses du SMIC, à savoir qu’il y a deux fois plus de smicardes que de smicards !

Notons aussi l’expansion du temps partiel si chéri des politiques libérales, dont 83% des salariés concernés en France sont des femmes.

Les femmes 1ères victimes de la crise… selon les féministes ?

Pas seulement ! Le constat n’est plus un secret de polichinelle depuis longtemps (Lire l’interview de Christiane Marty).

La commission du parlement européen le dit en toutes lettres :

« Les inégalités entre les femmes et les hommes sont connues de longue date, mais sont exacerbées par la crise. Les femmes subissent souvent ses conséquences négatives plus rapidement, et ne profitent de la reprise qu’avec retard ».

La Confédération Syndicale Internationale renchérissait en mars 2011 :

« L’impact de la crise sur l’emploi des femmes tend à être sous-évalué et ne fait jamais la Une des journaux. Pourtant les femmes sont les premières concernées par la crise et la précarité croissante de l’emploi. »

C’est tellement rare qu’on mette en avant la question des droits des femmes :

Soyons très nombreu-x-ses à grossir ce cortège et à crier haut et fort que les femmes sont les 1ères victimes de l’austérité et seront les plus ardentes à la combattre !

RDV le 30 septembre à Nation dès 12h30

TOUT DEVANT ;-)

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Olivier.ROCHE@social.gouv.fr dit :

    je l’ai repris dans la prochaine synthse avant ton envoi ;-))))) + une annonce pour l’AG j’espre que ca passe demain soir bises

    ________________________________

  2. Suzanne BIGONSKI dit :

    J’ai partagé et commenté sur mon mur FB

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