FRONT DE GAUCHE 2012 : Déclaration féministe du PGE

Déclaration du réseau féministe du PGE


Déclaration du Réseau des Femmes de la Gauche européenne pour le 8 mars

Aujourd’hui partout en Europe la crise augmente et le déclin financier devient plus profond. L’Union Européenne déplace les poids de la crise sur la population mais nous savons très bien que c’est le résultat de la spéculation des banques et des stocks exchanges. Les pays du sud sont en train de s’appauvrir et les autres font face à un développement négatif et à la stagnation.

Le capitalisme attaque en utilisant des moyens et des normes qui nous ramènent au 19ème siècle. Le chômage dans l’Eurozone a atteint 10,4% de la population active. Dans le «peloton de tête», restent l’Espagne (22,9%) et la Grèce (20,9%). Les salaires se réduisent et ne peuvent couvrir les moyens de subsistance. Les relations du travail sont devenues entièrement flexibles tandis que, au même moment, l’emploi à temps partiel et semi permanent augmentent, particulièrement parmi les femmes et les jeunes. De plus, les contrats collectifs et les lois sur le travail sont en train d’être abolies.

L’état de bien-être appartient presque au passé. Les jardins d’enfants, la garde de jour pour les enfants et les autres institutions de bien-être social pour les aînés et les personnes en difficulté sont en train d’être fermées. L’assurance sociale publique et les systèmes de santé et de pension sont de plus en plus privatisées tandis qu’un grand nombre de gens, particulièrement des immigrants hommes et femmes, n’ont pas de sécurité sociale. De plus, le poids de leurs coûts devient un fardeau pour ceux qui travaillent.

Les biens publics tels que l’éducation, la santé et la culture sont privatisés. L’espérance de vie est déjà réduite dans quelques pays et l’éducation devient un domaine de discrimination de classe. Les politiques néo-libérales de l’UE conduisent les travailleurs, hommes et femmes et leurs familles, à la pauvreté et à la détresse. Les femmes, les jeunes et les immigrants sont les plus grandes victimes. Le chômage affecte plus les femmes que les hommes, cela ne réduit pas seulement le revenu de la famille, mais réduit aussi l’indépendance financière des femmes. Il en résulte que cela les rend plus vulnérables aux relations inégales et à la puissance patriarcale dans le domaine de la famille et de la société.

Dès lors la demande pour un travail décent et sûr reste vital

Même dans le cas des salaires réduits, les femmes sont souvent moins payées que les hommes. Il y a des cas où les femmes qui travaillent à temps partiel reçoivent un «salaire» d’un montant de 100-200 euros par mois.

En conséquence la revendication «à travail égal salaire égal» reste un besoin impératif

Le manque d’institutions d’aide sociale devient un fardeau pour les femmes qui  doivent maintenant prendre soin de la maison, des enfants et des plus âgés. D’autre part, les pensions des femmes sont inférieures à celles des hommes parce que les femmes ont interrompus leur vie de travail, elles constituent la majorité des employés dans les emplois précaires et beaucoup d’entre elles ne sont pas assurées.

Aujourd’hui comme jamais au paravent nous sommes témoins de l’importance de l’état de bien-être public comme appoi à l’égalité des genres

Parce que les mesures d’austérité responsables de l’appauvrissement de la société sont imposées avec le mensonge, le chantage et la pénalisation des luttes sociales, la présence féminine dans l’espace public est soumise à la menace d’être encore réduite.

La lutte pour la démocratie est une partie organique de la lutte contre la dictature des banques et des fonds monétaires

La guerre contre la société, que le «nouveau gouvernement financier» de l’UE a déclarée, a aussi multiplié les actes de violence. Les femmes deviennent le plus souvent victimes d’attaques sexuelles dans la rue, terrorisées et sexuellement harcelées sur leur lieu de travail, et la violence domestique est en augmentation. L’augmentation des actes de violence peut être vue comme une autre conséquence sociale de la crise néo-libérale. Ceci évidemment ne justifie pas les violents.

La lutte pour l’élimination de la violence contre les femmes est actuellement encore plus impérative

La propagande néo-libérale utilise un argument du 19ème siècle selon lequel les femmes devraient rester à la maison pour laisser travailler les hommes. Tentant de mettre les femmes et les hommes en compétition. Elle promeut le modèle familial qui convient aux intérêts du capital et aussi, d’autres mesures rétrogrades qui diminuent le contrôle des femmes sur leur corps, tel le refus des droits à la vie sexuelle et à la reproduction.

Mais nous croyons que les femmes ne rentreront pas à la maison. Notre pensée est renforcée par des faits comme la participation massive des femmes dans les luttes contre l’austérité, dans les mouvements de solidarité et toutes les autres luttes sociales.

Tout en luttant contre le capitalisme néo-libéral nous luttons aussi pour la démocratie, la justice sociale et l’égalité des relations entre genres.

(traduction: Jean – PCWB) 

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